Acceuil Conseils et astuces Comment mettre fin aux caprices de son enfant ?

Comment mettre fin aux caprices de son enfant ?

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Faire en sorte qu’un enfant de 3 ans se comporte bien est toujours un défi. À cet âge, il faut agir avec autorité sans paraître autoritaire. La tâche n’est pas facile à faire, surtout dans le feu de l’action. 

Voici quelques techniques pour faire face à cette à situation. 

Choisir les bons moyens pour le maîtriser

Le fait de punir un enfant de trois ans pour chaque mauvais comportement ou caprice rendra la journée complètement invivable. Il faudrait plutôt choisir les quelques comportements qui dérangent vraiment et qui sont dangereux, incivils ou ennuyeux. Pourtant, il y en a qui sont vraiment interdits comme conduire un tricycle dans la rue, mordre un autre enfant ou quitter la maison sans un adulte. Il faut créer des règles claires et précises ainsi que des conséquences logiques. Un petit rappel sur les raisons pour lesquelles il est désagréable de mordre quelqu’un donnera plus de sens à l’éducation.

La discipline imposée doit impérativement être respectée, quelles que soient les circonstances. Le manque de constance embrouille les enfants et favorise la rébellion. 

Vous pouvez également élaborer une politique globale pour les inconduites moins graves comme les mensonges, le refus de partager, les jurons. Mais chaque cas devra être traité au fur et à mesure qu’il se présente. Lorsque l’enfant se sent fatigué, malade, affamé ou stressé suite à un événement inhabituel, il faut faire preuve de souplesse.

Opter pour la prévention

Une connaissance approfondie sur le comportement habituel de votre enfant évitera bien de problèmes. Si, par exemple, il aime nettoyer les placards de la cuisine pendant que vous préparez le petit-déjeuner tous les matins et que cela vous dérange, vous pouvez acheter des serrures d’armoires ou tout simplement enlever les objets précieux ou fragiles et les mettre hors de portée. 

La journée doit être planifiée à l’avance. Si l’enfant a tendance à être heureux et énergique le matin, mais qu’il est fatigué et grincheux après le déjeuner, vous pouvez prévoir des activités pendant qu’il se trouve au meilleur de sa forme.

Vous devez préparer votre enfant à toute nouvelle expérience ainsi que des activités de déplacement tout en lui expliquant comment il doit réagir. Mieux il se sent préparé, moins il est susceptible de faire des histoires. “Dans quelques minutes, nous devrons ramasser les jouets et nous préparer à rentrer chez nous”. Pour éviter l’ennui, préparez un sac de jouets ou de collations. Lorsque votre enfant a un caractère provocateur, il est difficile de savoir quelles seraient les conséquences. 

Rester calme 

Si vous ne pouvez pas éviter les mauvais comportements, affrontez-les calmement. Essayez d’utiliser un ton de voix calme et imperturbable et des mots neutres et positifs. Et gardez à l’esprit que les suggestions (“Pourquoi ne te laves-tu pas les mains maintenant pour pouvoir manger quand le souper est à table?”) encouragent beaucoup plus de coopération que les commandes (“Va te laver les mains à la fin !” ) ou critique (“Tes mains et ton visage sont vraiment sales!”).

Il est également utile de transformer les déclarations “tu” en messages “Je”. Au lieu de dire: “Tu es tellement égoïste que tu ne partageras même pas tes jouets avec ton meilleur ami”, essaie “J’aime mieux quand je vois des enfants partager leurs jouets.” 

Une autre bonne technique consiste à se concentrer sur les choses à faire plutôt que sur les choses à ne pas faire. Si vous dites à un enfant de 3 ans qu’il ne peut pas laisser son tricycle dans le couloir, il voudra peut-être se disputer. Une meilleure approche : “Si tu déplaces ton tricycle vers le porche, il ne sera pas frappé et rayé autant.”

Enfin, assurez-vous que votre ton et vos mots n’impliquent pas que vous n’aimez plus votre enfant . “Je ne peux vraiment pas supporter ça quand tu agis comme ça” sonne mal ; “Je n’aime pas que tu essaies de sortir des boîtes de conserve des étagères des magasins”, mais montrez à votre enfant que c’est un comportement spécifique, et non  lui,que vous n’aimez pas.

Avoir une écoute attentive


Les enfants se sentent mieux lorsqu’ils savent qu’ils ont été entendus. S’il pleurniche à l’épicerie parce qu’il ne peut pas ouvrir les cookies, vous pouvez lui dire : “On dirait que tu m’en veux parce que je ne te laisse pas ouvrir les cookies. Je suis désolé, mais le magasin l’interdit formellement tant qu’elles ne sont pas payées. C’est sa politique”. Cela ne satisfera pas son envie, mais réduira sa colère et désamorcera le conflit.  

Expliquer vos règles

Il est rarement évident pour un enfant de 3 ans de comprendre pourquoi il

 doit arrêter de faire les choses qu’il trouve amusantes comme mordre, frapper ou attraper des jouets des autres enfants. Apprenez-lui plutôt de l’empathie : “Quand tu mords ou frappes les gens, ça leur fait mal”, “Quand tu prends des jouets à d’autres enfants, ils sont tristes ou en colères parce qu’ils veulent encore jouer”. Cela aide l’enfant à comprendre que son comportement affecte directement les autres. C’est aussi un entrainement qui l’aide à penser d’abord aux conséquences. 

Offrir des choix 


Lorsqu’un enfant refuse de faire ou cesse de faire quelque chose, le vrai problème se trouve dans le contrôle. Ainsi, dans la mesure du possible, vous pouvez lui offrir un ensemble limité de choix. Au lieu de l’ordonner à ranger sa chambre, vous pouvez lui demander : “Que veux-tu ramasser en premier, tes livres ou tes jouets ?”. Toutefois, il faut s’assurer que les choix sont limités, précis et acceptables. Dans le cas contraire, cela ne fera qu’amplifier le conflit. 

Fournir des alternatives


Lorsque vous souhaitez que votre enfant cesse de faire quelque chose, proposez-lui d’autres moyens d’exprimer ses sentiments : par exemple, frapper un oreiller ou frapper avec un marteau. Il doit apprendre que même si ses émotions et ses pulsions sont acceptables, certaines manières de les exprimer ne le sont pas. 


Encouragez également votre enfant à réfléchir à ses propres options. Par exemple, vous pourriez demander: “Que penses-tu pouvoir faire pour que Tiffany partage ce jouet avec toi ?” Même les enfants de 3 ans peuvent apprendre à résoudre leurs problèmes eux-mêmes. L’astuce consiste à écouter leurs idées avec un esprit ouvert. N’abattez rien, mais parlez des conséquences avant qu’une décision ne soit prise.

Utiliser le délai d’attente 


Pour les moments où le raisonnement, les alternatives et le calme n’ont pas d’impact, utilisez les temps-morts : envoyez votre enfant dans un endroit ennuyeux pour s’asseoir brièvement et se ressaisir. Cela vous donne à tous les deux une chance de vous calmer et envoie le message que les comportements négatifs ne retiendront pas votre attention. Moins vous récompensez tout comportement négatif avec une attention particulière, moins votre enfant utilisera ce comportement pour s’en sortir.

Admettre ses erreurs

Assurez-vous d’informer votre enfant de vos excuses en expliquant pourquoi vous avez agi de la sorte. Cela lui apprendra que c’est bien d’être imparfait.

Offrir des récompenses

Un enfant fait rarement ce que vous lui demandez de faire. Les enfants normaux résistent souvent au contrôle. Au cas où ils se comportent correctement, un prix équivaut à une cuillerée de sucre : cela aide le médicament à diminuer. 

L’utilisation judicieuse de gâteries et de prix spéciaux n’est qu’une autre façon de montrer à l’enfant que vous êtes conscient et respectueux de ses sentiments. Cela, plus que toute autre chose, donne de la crédibilité aux exigences en matière de discipline.

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